Florence
Florence
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Florence
Une agglomération de 400.000 habitants, dont le noyau ancien tiendrait dans les 1er, 2e,3e,4e arrondissements de Paris, et où se concentrent les 38.356 visiteurs quotidiens (14 millions par an), lesquels se déplacent majoritairement en groupes bruyants investissant massivement musées, églises, et dont il serait possible de calculer la viscosité relative et une vitesse moyenne d'écoulement pratiquement identique, qu'il s'agisse d'admirer un tableau de Filippo Lippi ou de lorgner la devanture de Gucci. Si on peut éviter les périodes de vacances, c'est mieux, évidemment.
Une centaine de lignes de bus et une ligne de tram, plus quatre lignes de petits bus à propulsion électrique destinés à desservir le noyau central et ses abords, les seuls à pouvoir parcourir certaines rues jamais élargies depuis le XIIIe siècle. MAIS, à part pour les mini-bus en question, il est impossible d'obtenir un plan d'ensemble des transports florentins, la Régie locale s'échinant à en modifier sans cesse les contours, après moultes discussions tout à fait dans le style...florentin, avec les autorités municipales ou départementales : ça fait deux ans que ça dure ! Donc bien cibler son point de station et se faire préciser quels transports en communs sont disponibles jusqu'au centre ville. On a bien sûr intérêt à acheter un billet touristique valable plusieurs jours. Mais l'idéal reste bien évidemment de pouvoir se passer de transports en ayant "peaufiné" longtemps à l'avance son hébergement.
Une autre solution consiste à établir ses pénates assez loin de la ville, dans une localité modeste comportant une liaison ferroviaire avec Florence : la gare centrale de Santa Maria Novella n'est après tout qu'à 1 km à vol d'oiseau de la cathédrale...
On avait coutume de se moquer des queues interminables devant les magasins soviétiques, mais les queues florentines n'ont rien à leur envier, la palme absolue revenant au musée des Uffizi, pour lequel on peut réserver par internet, ce qui revient à payer le double du prix (voir la page "Uffizi").
Pour les dames : les talons, même de faible hauteur, sont à proscrire absolument !!! La voirie réservée aux piétons a probablement déjà été foulée par les légions romaines en partance pour la Gaule : fissures, trous, fentes, dalles disjointes, branlantes ou manquantes, bref, mieux vaut chausser des "rangers". Ce sont les trottoirs les plus pourris que je connaisse en Europe. Et lorsqu'on "restaure", on le fait avec force dalles de grés schisteux offrant toutes les apparences de l'ancien, y compris les dénivellations, interruptions, etc : bien sûr, on se doit de faire dans l' "authentique".
Je ronchonne, comme d'habitude, mais je ne vais pas raconter le merveilleux, le sublime, le grandiose, qu'on croise à chaque pas, chacun s'y attend et on n'est pas déçu, sinon que :
C'est un séjour qui se prépare et pas seulement d'un point de vue logistique (il y a ceux qui a contrario préfèrent se laisser aller aux impressions brutes, et qui approfondissent après, question de choix personnel).
On sera surpris de l'apparente austérité du bâti : le grés gris-ocre assemblé en gros blocs saillants est une caractéristique de cette ville, maintes fois assiégée, attaquée et où chaque famille qui en avait les moyens se construisait une forteresse personnelle, avec l'esthétique correspondante. Florence ne se dévoile pas vraiment du premier coup, et de toute manière, on finit par y éprouver le "syndrome de Stendhal" : l'accumulation de chefs d'oeuvre en trop peu de temps et d'espace induit une manière d'abrutissement (l'esprit saturé n'assimile ni ne synthétise plus) dont on ne sort que par la fuite précipitée vers la première route forestière disponible. Donc : une visite de "gros calibre" par jour, pas plus ; le reste de la journée pouvant se consacrer à la balade dans la campagne toute proche, dans des jardins, dans des quartiers tranquilles où les touristes ne vont pas, chez des bouquinistes assoupis, etc.
Attention aux horaires d'ouverture : c'est cahotique et irrationnel au possible, et chacun fait sa petite pelote dans son coin sans souci d'harmonie, mais plutôt différemment du copain d'à côté de toute manière ; donc, repérer, téléphoner, établir un plan rigoureux s'il s'agit d'entrer quelque part (même s'il s'agit d'entrer...dehors : certains jardins notamment). Ici, les rêveurs se cassent le nez contre de lourds portails.
Selon les "établissements", nous dirons qu'ici tout se paie, y compris l'entrée dans certaines églises...oh, il y a bien, notamment au Duomo, une petite file, à gauche de l'autre, où un panneau proclame "entrata per la preghiera", mais les Cerbères de service ont l'oeil pour débusquer les infidèles !
Vous verrez imprimé sur les additions "service compris", avec "pourboire bienvenu" juste au-dessous...mais nous sommes en Italie, n'est-ce pas ?
Certains commerces (y compris de bouche) se sont spécialisés dans l'accueil des touristes en bataillons compacts : alors, dès qu'on fait mine de vous faire "patienter" alors que personne n'est assis, fuyez !
La plupart des transactions peuvent se faire par carte bancaire, mais attention : il vaut mieux avoir du liquide en réserve, ou bien s'abstenir. Toujours en matière de commerce, ici comme partout, le faux côtoie et envahit le vrai...mais on ne vient pas à Florence pour faire collection de babioles, évidemment, quoique lesdites babioles encombrent parfois les rues.
Une vue prise depuis les jardins de Boboli, sur la rive gauche de l'Arno.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Florence
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Bon, je ne vais pas faire une conférence sur ce "monstre" historique, culturel, etc... Juste quelques observations suite à un premier contact. | ||
| © mauguier / 03 mai 2010 11:51 | ||
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Raison : http://v2.chemineur.fr/point/20100421080856
Les Palais à Florence
dans la catégorie "visibles", on a essentiellement :
- Les Uffizi (Musées)
- le Palazzo Vecchio
- le Bargello (Musée)
- le Palazzo Pitti (6 Musées)
- Palazzo Davanzati
- Palazzo Lenzi (Institut français)
- Palazzo Strozzi
Se renseigner sur place pour les horaires, qui peuvent fluctuer d'ici là...
Les autres, dans l'ordre alphabétique :
Palais Bartolini, Buondelmonti, Capponi, Cerchi, Corsini, Coverelli, dei Guadagni, Ludovico Capponi, Fenzi, Gondi, Marucelli, Neri, Niccolini, Pandolfini, etc. etc. sont privés, ou occupés par des hôtels, des bureaux d'entreprises ou d'administrations et ne se visitent pas.
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Les Palais à Florence On voit sur ce cliché sous la lettre A, le palais Antinori, achevé en 1469 par Giuliano da Maiano (à d. l'église San Gaetano). Si sur ce cliché on ne voit que peu de choses, il faut dire que c'est le cas pour la plupart des anciens palais florentins, à l'exception des quelques grandes constructions, notamment celles qu'on doit aux Medicis, et qu'il faut se contenter de façades la plupart du temps. Ainsi, inutile de se mettre l'eau à la bouche en parcourant un plan : autant se fier aux ouvrages spécialisés. | ||
| © mauguier / 05 juin 2013 23:01 | ||
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Raison : http://v2.chemineur.fr/point/20100503111936