Vauquois

Vauquois (Ouvrage militaire)

Altitude: 285 m

Massif: Meuse

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mauguier
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André Pézard, une courte biographie

Message par mauguier »

André Pézard, une courte biographie

http://www.college-de-france.fr/default ... pezard.htm

© mauguier / 17 avr. 2009 21:01
Modifié en dernier par Anonymous le 29 juin 2016 20:17, modifié 1 fois.
Raison : http://v2.chemineur.fr/point/20090417205853
Claude Mauguier
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mauguier
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Vauquois

Message par mauguier »

Si Verdun ou le Chemin des Dames ont été l'horreur à grande échelle, Vauquois (avec les Eparges, la cote 304, etc.)aura représenté l'absurdité minutieuse dans l'horreur. Un village, situé sur une butte, tel était Vauquois. La possibilité d'avoir des vues sur l'ennemi favorisera, au moment où le front se stabilisera à la fin de 1914, une course au point haut d'où personne ne voudra partir, quels que soient les sacrifices à consentir, et ce jusqu'aux offensives victorieuses de 1918. Le sommet de cette butte représente 4 hectares de terrain, qui sont désormais en creux dans le paysage, tant s'y est développée la guerre des mines...en pure perte. Le village a été reconstruit au bas de ce Golgotha, du côté sud.
Un témoin exceptionnel, de la veine de Genevoix pour le 106e R.I., a survécu et publié son carnet de guerre après qu'il eut été blessé en 1916 avec le 46e R.I.: André Pézard.
Italianiste éminent, professeur de lycée, puis à la faculté des Lettres de Lyon, enfin au Collège de France à partir de 1951, j'utilisais et utilise encore sa grammaire italienne, alors que rien ne me laissait supposer l'existence de son témoignage unique sur Vauquois "Nous autres à Vauquois" ; paru d'abord à la Renaissance du Livre en mars 1918, l'ouvrage est devenu introuvable après la seconde guerre, jusqu'à sa réédition confidentielle sur l'initiative de l'auteur par l'Imprimerie Moderne à Aurillac en 1974, celle-ci étant considérée par l'auteur comme l'édition ne varietur . Vite épuisé, l'ouvrage a de nouveau été réédité par les Presses Universitaires de Nancy en 2002. La comparaison entre les éditions est intéressante aussi de par la présentation : la première avait subi la censure et Pézard cachait sous des pseudonymes l'identité de ses camarades, tandis que dans la seconde il rétablit le texte dans son intégralité l'augmentant de surcroît avec des photos prises par lui, car il tâchait de fixer aussi par l'image tout ce qu'il voyait. Je ne connais pas la dernière édition...
Une association tâche de perpétuer la mémoire de ce lieu, elle est citée en lien.
http://pagesperso-orange.fr/vauquois.guerre.14.18/

Si Verdun ou le Chemin des Dames ont été l'horreur à grande échelle, Vauquois (avec les Eparges, la cote 304, etc.)aura représenté l'absurdité minutieuse dans l'horreur. Un village, situé sur une butte, tel était Vauquois. La possibilité d'avoir des vues sur l'ennemi favorisera, au moment où le front se stabilisera à la fin de 1914, une course au point haut d'où personne ne voudra partir, quels que soient les sacrifices à consentir, et ce jusqu'aux offensives victorieuses de 1918. Le sommet de cette butte représente 4 hectares de terrain, qui sont désormais en creux dans le paysage, tant s'y est développée la guerre des mines...en pure perte. Le village a été reconstruit au bas de ce Golgotha, du côté sud.
Un témoin exceptionnel, de la veine de Genevoix pour le 106e R.I., a survécu et publié son carnet de guerre après qu'il eut été blessé en 1916 avec le 46e R.I.: André Pézard.
Italianiste éminent, professeur de lycée, puis à la faculté des Lettres de Lyon, enfin au Collège de France à partir de 1951, j'utilisais et utilise encore sa grammaire italienne, alors que rien ne me laissait supposer l'existence de son témoignage unique sur Vauquois "Nous autres à Vauquois" ; paru d'abord à la Renaissance du Livre en mars 1918, l'ouvrage est devenu introuvable après la seconde guerre, jusqu'à sa réédition confidentielle sur l'initiative de l'auteur par l'Imprimerie Moderne à Aurillac en 1974, celle-ci étant considérée par l'auteur comme l'édition ne varietur . Vite épuisé, l'ouvrage a de nouveau été réédité par les Presses Universitaires de Nancy en 2002. La comparaison entre les éditions est intéressante aussi de par la présentation : la première avait subi la censure et Pézard cachait sous des pseudonymes l'identité de ses camarades, tandis que dans la seconde il rétablit le texte dans son intégralité l'augmentant de surcroît avec des photos prises par lui, car il tâchait de fixer aussi par l'image tout ce qu'il voyait. Je ne connais pas la dernière édition...
Une association tâche de perpétuer la mémoire de ce lieu, elle est citée en lien.
http://pagesperso-orange.fr/vauquois.guerre.14.18/

© mauguier / 29 juin 2010 13:03
Modifié en dernier par Anonymous le 29 juin 2016 20:17, modifié 1 fois.
Raison : http://v2.chemineur.fr/point/20090417202222
Claude Mauguier
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