Verdun
Verdun
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Re: Verdun
| © mauguier / 02 avr. 2009 18:55 | ||
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Raison : http://v2.chemineur.fr/point/20090402185511
Verdun
La gare de Verdun, à l'exception des habitants du lieu et des groupes de touristes ou de pélerins du champ de bataille, n'accueille pas de trafic important et a perdu de son importance ; elle n'a d'ailleurs pas de liaison directe avec Paris. Je me souviens avoir changé (à Bar-le-Duc ?) et emprunté ensuite un tortillard. C'est d'ailleurs la meilleure manière de procéder et une bonne entrée en matière pour ce genre de démarche : pas de voiture pour aller d'un point à un autre, on est plus libre de ses mouvements et on a tout le temps de réfléchir.
Une visite exhaustive des sites de la bataille est d'ailleurs impossible à réaliser en un jour : il y faudrait une semaine, en incluant les points importants de la rive gauche : la cote 304, le Mort-Homme, etc.
L'IGN publiait une carte au 1:25.000 spécialement dédiée au secteur de Verdun.
http://thetunnel.free.fr/verdun/bataille.html
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On ne présente pas Verdun...Un lien donnera un aperçu de la bataille, un autre les ressources de la ville. Internet et les librairies satisferont toutes les curiosités. | ||
| © mauguier / 02 avr. 2009 19:48 | ||
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Raison : http://v2.chemineur.fr/point/20090402185304
Re: Verdun
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Nous sommes les Chasseurs de France
Prompts aux combats comme aux amours
Dolman bleu, culotte garance,
Soucieux de notre élégance,
Corrects, même aux plus sombres jours.
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Nous sommes les Chasseurs de France.
Il faut voir nos fiers pelotons
Tout le jour en reconnaissance.
Si, le soir, maigre est la pitance
Pour nous consoler, nous chantons.
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Nous sommes les Chasseurs de France.
D'un souterrain humide et noir
Sans souci de notre prestance
On a fait notre résidence.
Nous y ferons notre devoir.
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Mais bientôt, gais Chasseurs de France,
Nous reprendrons notre chemin,
Le sabre au poing, haute la lance,
Au galop dans la plaine immense
Nous les pousserons jusqu'au Rhin.
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Compte sur tes Chasseurs, ô France,
Sur les meilleurs de tes enfants,
Ils combattent sans défaillance
Jusqu'à l'entière délivrance
Ils ne vivront que triomphants.
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Ecrit par Victor Rouanet sur le front le 7 janvier 1916
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Le lieutenant Victor Rouanet du 21ème régiment de chasseurs à cheval, mon grand père, emmenant son peloton sur les chemins de la gloire et de la mort. | ||
| © Dominique / 02 avr. 2009 20:13 | ||
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Raison : http://v2.chemineur.fr/point/20090402201345
Re: Verdun
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Victor Rouanet. 29 Septembre 1914
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Drôle de guerre, cependant, où les adversaires sont nez à nez à 200 mètres les uns des autres, terrés dans des tranchées depuis douze jours, où l'on se prend et reprend des villages, tels que St Hilaire, Souain, Perthes-les-Hurlus ou près de Vitry le trop célèbre Courdemanges; où l'on se traîne en rampant la nuit vers un adversaire invisible qui vous foudroie, où la mort arrive de 20 kilomètres, où le fantassin qui meurt n'a jamais vu celui qui l'a tué. | ||
| © Dominique / 02 avr. 2009 20:43 | ||
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Raison : http://v2.chemineur.fr/point/20090402204337
Re: Verdun
A côté, la salle des téléphonistes. Nous sommes reliés à toutes les subdivisions du secteur. Plus loin, le bureau des secrétaires avec leurs couchettes, l'abri du personnel.
La journée commence à 9h; on dort jusqu'à cette heure-là, parfois plus tard, quand, bien entendu, on n'a pas de course à faire dans les boyaux. Que faire? Le temps est si long. L'après-midi est consacrée à la paperasse, écriture, plans, croquis etc. La soirée, nous veillons très tard en cas d'alerte.
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Victor Rouanet le 1er Août 1915
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Je prends peu à peu contact avec notre souterrain. Une pièce recouverte d'une voûte blindée sert de chambre au général. A côté et contre le talus, nous avons installé une espèce de véranda, où nous travaillons et mangeons. Quand le canon devient inquiétant, comme des rats, nous rentrons dans notre trou. Dans ce trou, deux couchettes en treillage recouvert d'une paillasse, un fauteuil, une table de café. | ||
| © Dominique / 02 avr. 2009 20:48 | ||
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Raison : http://v2.chemineur.fr/point/20090402204803
Re: Verdun
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Flavicourt (Secteur de la Somme) : le lieutenant Victor Rouanet et le capitaine Gautier au rapport. | ||
| © Dominique / 02 avr. 2009 20:49 | ||
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Raison : http://v2.chemineur.fr/point/20090402204907
Ma couchette
Deux planches, quelques fils de fer,
Un peu de paille ; elle est peu stable,
Boiteuse, et n'a guère bon air
. . . Ma couchette.
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Elle est sise à cinq pieds sous terre
Dans un gourbi noir et profond ;
Quand il pleut, I'eau d'une gouttière
Choît goutte à goutte du plafond
. . . Sur ma couchette.
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Quand, pour une nuit heureuse
J'étends mes membres engourdis,
Ma couchette est bien peu moelleuse,
Les brins de paille sont raidis
. . . De ma couchette.
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Mais lorsque le sommeil de guerre
Se fait plus lourd et plus pressant,
Ma couchette me devient chère.
Comme je dors profondément
. . . Sur ma couchette !
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Parfois, au cours d'heures heureuses
Paresseusement allongé,
Douces visions amoureuses
Viennent bercer mon spleen léger
. . . Sur ma couchette.
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Mais plus souvent - rêves de gloire,
Balles, obus et sang vermeil,
Charges sacrifice, victoire.
Vous venez troubler mon sommeil
. . . Sur ma couchette.
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Victor Rouanet. Tranchées du Labyrinthe, prés Arras
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Ma couchette Ma couchette est peu confortable | ||
| © Dominique / 02 avr. 2009 21:28 | ||
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Raison : http://v2.chemineur.fr/point/20090402205148
Re: Verdun
- Pourquoi?
- ... parce qu'il faut toujours recommencer. C'est pourquoi, il n'y a jamais de vainqueurs dans une guerre. Autrefois, je pensais que ceux qu'on pouvait à la rigueur appeler vainqueurs, c'étaient ceux qui, dans les deux camps, survivaient. Mais ce n'est même pas vrai. J'étais encore trop optimiste. Les survivants sont des vaincus, eux aussi.
- Quand même, on a été vainqueurs en 18.
- Tu vois bien que non, puisqu'il nous faut recommencer.
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Robert Merle (Week-end à Zuidschote - 1949)
Cité par Victor Rouanet dans ses mémoires.
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La saga complète : http://saga.cavailhez.fr/
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- Pour moi, la guerre est absurde. Et pas telle ou telle guerre. Toutes les guerres. Sans régime de faveur. Autrement dit, il n'y a pas de guerre juste, ou de guerre sacrée, ou de guerre pour la bonne cause. Une guerre, par définition, c'est absurde. ... Il n'y a pas que la guerre, d'ailleurs, ... il y a aussi l'assassinat, les condamnations à mort. Tuer un homme, c'est toujours absurde. | ||
| © Dominique / 02 avr. 2009 21:57 | ||
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Raison : http://v2.chemineur.fr/point/20090402205721
Bibliographie sommaire
- Daniel Mornet et son "Tranchées de Verdun", au 276e R.I., exemplaire dans son genre, alliant la sobriété à la concision (ISBN : 2-86480-448-4).
- Pierre-Alexis Muenier, ou comment un infirmier évacue ses camarades, sous les obus, en n'ayant pas même un fusil (mais à quoi bon....), qui a laissé son "Angoisse de Verdun" (ISBN : 2-86480-569-3)
- Paul Voivenel, médecin ariégeois qui a rapporté de volumineuses études sur la traumatologie mentale aussi bien que physique des tranchées, avec son "A Verdun avec la 67e D.I." (édition abrégée ISBN : 2-86480-521-9)
Ces trois ouvrages ont été réédités grâce aux Presses Universitaires de Nancy.
On pourrait citer d'autres titres, y compris sur d'autres secteurs, tant ce qui a été infligé aux être humains est comparable d'un point à un autre.
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Bibliographie sommaire Verdun a suscité une littérature abondante. Mais, au-delà des analyses tactiques, stratégiques, historiques qui sont le lot de spécialistes et auxquelles on renvoie, l'essentiel se tient dans l'authenticité des souvenirs personnels, tels ceux du Lt Rouanet. Parmi les auteurs publiés, on pourra citer : | ||
| © mauguier / 21 avr. 2009 08:06 | ||
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Raison : http://v2.chemineur.fr/point/20090421080614