Que de souvenirs sur ces quais. Combien de centaines de fois ai-je pris le train de 23h pour Toulouse ? Avec à chaque fois la même impression que mes terres natales commençaient une fois franchi le portail de la gare. Les passants, les employés de chemins de fer sont presque tous « du pays », en ont l'accent et la langueur laborieuse.
A chaque fois (une fois par an) que nous partions en vacances, c'est à dire passer 1 mois dans la famille, une fois casé dans le compartiment, mon père nous emmenais au bout du quai voir l'arrimage de la locomotive (chose que je continue à faire à chaque fois). Une fois, il a dit avec fierté : aujourd'hui c'est une Pacific. Je me rappelle d'une belle loco verte avec des roues immenses dont le moyeu arrivait au niveau de mes yeux. Ignorant ce qu'il entendait par là, j'ai coincé ce mot dans ma mémoire jusqu'au moment ou j'ai été suffisamment grand pour comprendre que c'était le type de la locomotive. J'ai revu une Pacific récemment et j'ai été très déçu : beaucoup plus petite que dans mon souvenir.
Que de souvenirs sur ces quais. Combien de centaines de fois ai-je pris le train de 23h pour Toulouse ? Avec à chaque fois la même impression que mes terres natales commençaient une fois franchi le portail de la gare. Les passants, les employés de chemins de fer sont presque tous « du pays », en ont l'accent et la langueur laborieuse.
A chaque fois (une fois par an) que nous partions en vacances, c'est à dire passer 1 mois dans la famille, une fois casé dans le compartiment, mon père nous emmenais au bout du quai voir l'arrimage de la locomotive (chose que je continue à faire à chaque fois). Une fois, il a dit avec fierté : aujourd'hui c'est une Pacific. Je me rappelle d'une belle loco verte avec des roues immenses dont le moyeu arrivait au niveau de mes yeux. Ignorant ce qu'il entendait par là, j'ai coincé ce mot dans ma mémoire jusqu'au moment ou j'ai été suffisamment grand pour comprendre que c'était le type de la locomotive. J'ai revu une Pacific récemment et j'ai été très déçu : beaucoup plus petite que dans mon souvenir.
Figure-toi qu'hier lors de mon voyage de retour, j'ai tenu à assister à l'arrimage de deux rames de TGV en gare de Lyon-Part Dieu : beaucoup moins spectaculaire que la manoeuvre du cheminot se glissant derrière les tampons pour accrocher et serrer la chaîne, brancher les tuyaux de freinage, etc. J'ai poussé la curiosité jusqu'à demander à l'assistant de manoeuvre (qui se contente de signes discrets au conducteur planqué derrière ses vitres) ce qu'on faisait si un TGV tombait en panne en pleine ligne et qu'il faille le tracter avec une loco normale... Les locos ont un engin de complément qui leur permet de fixer la rame. Je rêve : un TGV en panne tracté par une 141 R, entrant en gare de Lyon... http://fr.wikipedia.org/wiki/141_R
Figure-toi qu'hier lors de mon voyage de retour, j'ai tenu à assister à l'arrimage de deux rames de TGV en gare de Lyon-Part Dieu : beaucoup moins spectaculaire que la manoeuvre du cheminot se glissant derrière les tampons pour accrocher et serrer la chaîne, brancher les tuyaux de freinage, etc. J'ai poussé la curiosité jusqu'à demander à l'assistant de manoeuvre (qui se contente de signes discrets au conducteur planqué derrière ses vitres) ce qu'on faisait si un TGV tombait en panne en pleine ligne et qu'il faille le tracter avec une loco normale... Les locos ont un engin de complément qui leur permet de fixer la rame. Je rêve : un TGV en panne tracté par une 141 R, entrant en gare de Lyon... http://fr.wikipedia.org/wiki/141_R
"Paris - La Tour de Carol/Enveitg"... Je me rappelle ma curiosité intriguée par cette plaque de destination et l'espoir de découvrir maintes choses inattendues dans ces Pyrénées où j'allais mettre le pied pour la première fois. Mon premier "Wagons-Lits" (en single !) dans les années soixante, c'était le grand luxe pour un habitué des secondes classes (après les 3e, supprimées entretemps) sur les convois interminables de Paris vers l'Europe centrale, en ce temps-là plus chargés d'immigrés/immigrants que de touristes. A l'époque Pechiney était une boutique poussant aussi l'élégance jusqu'à faire voyager ses salariés correctement : direction Sabart ! Décidément, le début et la fin de ma période de travail auront été marqués par... l'Ariège.
Je n'allais pas passer là sans un petit cliché souvenir de cette étrange gare, espèce d'OVNI dans sa catégorie de terminus parisien : presque aussi calme qu'un monastère, pas de foule, de bousculade, de bruit (ou si peu), à tel point que je me demande à chacun de mes passages si on va la laisser debout encore longtemps et ne pas l'enterrer totalement comme une station de RER quelconque, déjà que son pignon principal est et a été toujours, de mémoire, dissimulé par d'autres bâtiments donnant sur le Bd de l'Hôpital. http://fr.wikipedia.org/wiki/Gare_de_Paris-Austerlitz
"Paris - La Tour de Carol/Enveitg"... Je me rappelle ma curiosité intriguée par cette plaque de destination et l'espoir de découvrir maintes choses inattendues dans ces Pyrénées où j'allais mettre le pied pour la première fois. Mon premier "Wagons-Lits" (en single !) dans les années soixante, c'était le grand luxe pour un habitué des secondes classes (après les 3e, supprimées entretemps) sur les convois interminables de Paris vers l'Europe centrale, en ce temps-là plus chargés d'immigrés/immigrants que de touristes. A l'époque Pechiney était une boutique poussant aussi l'élégance jusqu'à faire voyager ses salariés correctement : direction Sabart ! Décidément, le début et la fin de ma période de travail auront été marqués par... l'Ariège.
Je n'allais pas passer là sans un petit cliché souvenir de cette étrange gare, espèce d'OVNI dans sa catégorie de terminus parisien : presque aussi calme qu'un monastère, pas de foule, de bousculade, de bruit (ou si peu), à tel point que je me demande à chacun de mes passages si on va la laisser debout encore longtemps et ne pas l'enterrer totalement comme une station de RER quelconque, déjà que son pignon principal est et a été toujours, de mémoire, dissimulé par d'autres bâtiments donnant sur le Bd de l'Hôpital. http://fr.wikipedia.org/wiki/Gare_de_Paris-Austerlitz
Les voies en sous-sol...? Ils vont faire quoi en surface ? Des centres commerciaux, pardi ! Du coup elle va ressembler à Paris-Nord... ou à certaines gares de Londres. Mais s'ils détruisent les verrières et le reste, c'est encore des souvenirs qui disparaîtront
Les voies en sous-sol...? Ils vont faire quoi en surface ? Des centres commerciaux, pardi ! Du coup elle va ressembler à Paris-Nord... ou à certaines gares de Londres. Mais s'ils détruisent les verrières et le reste, c'est encore des souvenirs qui disparaîtront
Les voies en question sont à la même altitude que celles existantes (entre le faisceaux actuel et la Seine) mais partent d'un peu plus au sud que les quais actuels (un peu comme le hall 2 de GDL).
Ils ne toucheront pas aux verrières qui deviendront la salle des pas perdus (voir photo).
Avantage: on peut dès maintenant aller en ligne droite des quais de GDL jusqu'aux quais Austerlitz par un escalier situé directement dans l'axe du pont Charles de Gaule. Bien pratique pour un toulousain exilé banlieusard comme moi !!
Quand à l'esprit et la vapeur des Pacific... (j'ai connu !!) http://www.sncf.com/fr/ressources/image ... projet.jpg
Edit : lien mort
Les voies en question sont à la même altitude que celles existantes (entre le faisceaux actuel et la Seine) mais partent d'un peu plus au sud que les quais actuels (un peu comme le hall 2 de GDL).
Ils ne toucheront pas aux verrières qui deviendront la salle des pas perdus (voir photo).
Avantage: on peut dès maintenant aller en ligne droite des quais de GDL jusqu'aux quais Austerlitz par un escalier situé directement dans l'axe du pont Charles de Gaule. Bien pratique pour un toulousain exilé banlieusard comme moi !!
Quand à l'esprit et la vapeur des Pacific... (j'ai connu !!) http://www.sncf.com/fr/ressources/image ... projet.jpg