Sur la première photo, figure un escalier.
Sur cet escalier, dans les années 60, résidait ce que nous appelions un Emile : un homme un peu simple qui passait sa journée à dire un bonjour des plus jovial aux rares automobiles de passage.
En vacances à Belpech, nous passions alors tous les jours pour aller nous baigner et pêcher dans l'Hers entre Camon et Moulineuf (ne me demande pas pourquoi on ne se baignait pas du côté de Belpech ... question de terroir sans doute, mon père préférant ce secteur)
Bref, nous passions tous les jours devant cet escalier et l'Emile qui nous attendait sans le savoir, et ma journée était rythmée par l'attente de son jovial salut à l'aller et au retour. Je ne parle pas des jours (rares) ou il n'était pas là : Etait il malade ? Quelle inquiétude pour cet homme que je n'ai jamais vu qu'au travers de la vitre d'une voiture et dont je ne connais pas le vrai nom.
Retourné à Paris, ayant comme sujet de rédaction « un souvenir de vacances », je raconte cette histoire, sans doute avec beaucoup de cur, ce qui me valut les honneurs du prof qui la lut devant toute la classe.
Quelle ne fut pas ma surprise alors d'entendre du fond de la classe un de mes camarades dire : « je connais cet Emile, je passe aussi mes vacances à Camon »
Sur la première photo, figure un escalier.
Sur cet escalier, dans les années 60, résidait ce que nous appelions un Emile : un homme un peu simple qui passait sa journée à dire un bonjour des plus jovial aux rares automobiles de passage.
En vacances à Belpech, nous passions alors tous les jours pour aller nous baigner et pêcher dans l'Hers entre Camon et Moulineuf (ne me demande pas pourquoi on ne se baignait pas du côté de Belpech ... question de terroir sans doute, mon père préférant ce secteur)
Bref, nous passions tous les jours devant cet escalier et l'Emile qui nous attendait sans le savoir, et ma journée était rythmée par l'attente de son jovial salut à l'aller et au retour. Je ne parle pas des jours (rares) ou il n'était pas là : Etait il malade ? Quelle inquiétude pour cet homme que je n'ai jamais vu qu'au travers de la vitre d'une voiture et dont je ne connais pas le vrai nom.
Retourné à Paris, ayant comme sujet de rédaction « un souvenir de vacances », je raconte cette histoire, sans doute avec beaucoup de cur, ce qui me valut les honneurs du prof qui la lut devant toute la classe.
Quelle ne fut pas ma surprise alors d'entendre du fond de la classe un de mes camarades dire : « je connais cet Emile, je passe aussi mes vacances à Camon »
Sur la bordure orientale du département de l'Ariège, dans la vallée de l'Hers. On notera sur place d'ailleurs les vestiges évidents de la ligne de chemin de fer qui reliait Mirepoix à Lavelanet par cet itinéraire, évidemment plus long que l'actuel axe routier (D 625), mais qui avait le mérite de desservir une belle vallée et ses villages ; une page concernant le pont de Camon sur ce site
Ancienne place fortifiée, nantie de quelques constructions intéressantes, plus ou moins accessibles (château-abbaye privé) à l'époque. A noter que Camon fait partie d'un groupement de communes (avec Vicdessos et le Couserans) qui s'est donné pour tâche de répertorier, conserver, les "cabanes" à savoir les quelque 120 orris locaux ; lesquels adoptent une morphologie différente de ceux que nous connaissons puisque la lithologie commande à l'architecture (comme pour les bories et autres trulli) et qu'une grosse dalle de schiste permet de clore des voûtes plus arrondies que celles permises par des petits blocs de calcaire parallélépipédiques.
Plusieurs liens dont cette page sur les orris
Sur le cliché, une porte fortifiée. http://fr.wikipedia.org/wiki/Camon_%28Ari%C3%A8ge%29
Sur la bordure orientale du département de l'Ariège, dans la vallée de l'Hers. On notera sur place d'ailleurs les vestiges évidents de la ligne de chemin de fer qui reliait Mirepoix à Lavelanet par cet itinéraire, évidemment plus long que l'actuel axe routier (D 625), mais qui avait le mérite de desservir une belle vallée et ses villages ; une page concernant le pont de Camon sur ce site
Ancienne place fortifiée, nantie de quelques constructions intéressantes, plus ou moins accessibles (château-abbaye privé) à l'époque. A noter que Camon fait partie d'un groupement de communes (avec Vicdessos et le Couserans) qui s'est donné pour tâche de répertorier, conserver, les "cabanes" à savoir les quelque 120 orris locaux ; lesquels adoptent une morphologie différente de ceux que nous connaissons puisque la lithologie commande à l'architecture (comme pour les bories et autres trulli) et qu'une grosse dalle de schiste permet de clore des voûtes plus arrondies que celles permises par des petits blocs de calcaire parallélépipédiques.
Plusieurs liens dont cette page sur les orris
Sur le cliché, une porte fortifiée. http://fr.wikipedia.org/wiki/Camon_%28Ari%C3%A8ge%29
Pour les linteaux qui résistent quelques siècles, l'explication réside dans le savoir faire des anciens :
Ça s'appelle du bois de lune : le bois est coupé juste avant la fin du dernier quartier. A ce moment, la sève reflue et le bois se pétrifie.
J'ai essayé de scier de ces poutres à La Freyte : autant essayer de scier un cailloux.
Pour les linteaux qui résistent quelques siècles, l'explication réside dans le savoir faire des anciens :
Ça s'appelle du bois de lune : le bois est coupé juste avant la fin du dernier quartier. A ce moment, la sève reflue et le bois se pétrifie.
J'ai essayé de scier de ces poutres à La Freyte : autant essayer de scier un cailloux.
Avis aux amateurs :
Camon possède plus de cent cabanes en pierre sèche, anciennes cabanes de vignes qui servaient d'abri ou d'habitat temporaire.
Actuellement, grâce à un programme de restauration et de valorisation, elles se découvrent lors d'agréables balades guidées.
Avis aux amateurs :
Camon possède plus de cent cabanes en pierre sèche, anciennes cabanes de vignes qui servaient d'abri ou d'habitat temporaire.
Actuellement, grâce à un programme de restauration et de valorisation, elles se découvrent lors d'agréables balades guidées.