Oppidum de Bibracte
Posté : 25 avr. 2017 22:30
https://fr.wikipedia.org/wiki/Bibracte
http://www.bibracte.fr/
https://www.mon-coin-de-bourgogne.fr/bi ... t-beuvray/
Bibracte est un peu une bouteille à encre... Ville gauloise ayant compté entre 5 et 10.000 habitants (tribu des Eduens) jusqu'à la conquête romaine, elle se vide ensuite peu à peu alors que la population migre vers le nouveau centre actif de conception romaine : Augustodunum, ou Autun. Pour autant, Bibracte va voir s'installer un peuplement résiduel au Moyen Âge, notamment des religieux, qui y laisseront eux aussi des traces de constructions.
Pour résumer, on a affaire en gros à trois strates au moins de traces archéologiques (sans préjuger des époques antérieures), successivement gauloise, gallo-romaine, médiévale ; après quoi, vu le climat et l'altitude l'occupation permanente cesse, remplacée par la forêt et le pastoralisme saisonnier.
C'est dire si les "découvreurs" du site, au XIXe siècle, ont buté au fur et à mesure de leurs explorations sur un empilement presque inextricable d'habitats, dont il apparait de nos jours qu'il faut en estimer (provisoirement) l'extension à 100, voire 200 hectares. On ne cesse pas d'ouvrir de nouveaux chantiers de fouilles, tandis qu'on aménage pour l'étude ou la visite ce qui est déjà mis au jour. Ce n'est qu'une fois exhumée la totalité de l'espace compris dans les anciens remparts gaulois que l'on pourra se dire qu'on arrive au bout de la tâche...c'est à dire, vu la surface et les volumes concernés, dans quelques siècles, selon les crédits, l'énergie, les effectifs consacrés. Sans oublier qu'il faut en même temps évacuer les arbres, les Eduens n'ayant, a priori, pas prévu de parcs de loisirs arborés dans une ville-abri forteresse.
Un musée a été bâti à mi-hauteur où il est intéressant de se rendre afin de constater de visu la richesse archéologique de ce site. Une route à sens unique permet ensuite de se rendre, après 200 m. de dénivelé, sur les premiers chantiers.
Mais comme les occupants se contentaient généralement soit d'abattre, soit de réemployer sur place les matériaux existants en nivelant le sol sans curage excessif ni évacuation (les entreprises de TP d'alors devaient se contenter de bras et de boeufs à la rigueur), et comme la nature s'est elle-même chargée d'ébouler ce qui subsistait après l'évacuation des lieux, ce qui est donné à voir peut dérouter, d'une part en raison de la modestie en élévation des reliefs visibles, d'autre part en raison de la mise en lieu sûr des trouvailles effectuées lors des fouilles. Il faut ajouter que le matériau prépondérant dans la construction à Bibracte était le bois ! Lequel a moins de chances pour survivre en tant que vestige que la pierre, sauf conditions particulières (ainsi les caves...en bois).
Mais une visite est instructive cependant, la qualité des aménagements de sauvegarde en ayant, tout autant que les vestiges eux-mêmes, accru l'intérêt.
Nous n'avons pas tout photographié, le travail d'illustration devant se compléter nécessairement avec des commentaires détaillés sur ce qui est montré : un travail de gallo-romain !
Un plat de résistance pour les curieux sur : https://search.openedition.org/results? ... 9Est&pf=OJ
Tour d'horizon.
http://www.bibracte.fr/
https://www.mon-coin-de-bourgogne.fr/bi ... t-beuvray/
Bibracte est un peu une bouteille à encre... Ville gauloise ayant compté entre 5 et 10.000 habitants (tribu des Eduens) jusqu'à la conquête romaine, elle se vide ensuite peu à peu alors que la population migre vers le nouveau centre actif de conception romaine : Augustodunum, ou Autun. Pour autant, Bibracte va voir s'installer un peuplement résiduel au Moyen Âge, notamment des religieux, qui y laisseront eux aussi des traces de constructions.
Pour résumer, on a affaire en gros à trois strates au moins de traces archéologiques (sans préjuger des époques antérieures), successivement gauloise, gallo-romaine, médiévale ; après quoi, vu le climat et l'altitude l'occupation permanente cesse, remplacée par la forêt et le pastoralisme saisonnier.
C'est dire si les "découvreurs" du site, au XIXe siècle, ont buté au fur et à mesure de leurs explorations sur un empilement presque inextricable d'habitats, dont il apparait de nos jours qu'il faut en estimer (provisoirement) l'extension à 100, voire 200 hectares. On ne cesse pas d'ouvrir de nouveaux chantiers de fouilles, tandis qu'on aménage pour l'étude ou la visite ce qui est déjà mis au jour. Ce n'est qu'une fois exhumée la totalité de l'espace compris dans les anciens remparts gaulois que l'on pourra se dire qu'on arrive au bout de la tâche...c'est à dire, vu la surface et les volumes concernés, dans quelques siècles, selon les crédits, l'énergie, les effectifs consacrés. Sans oublier qu'il faut en même temps évacuer les arbres, les Eduens n'ayant, a priori, pas prévu de parcs de loisirs arborés dans une ville-abri forteresse.
Un musée a été bâti à mi-hauteur où il est intéressant de se rendre afin de constater de visu la richesse archéologique de ce site. Une route à sens unique permet ensuite de se rendre, après 200 m. de dénivelé, sur les premiers chantiers.
Mais comme les occupants se contentaient généralement soit d'abattre, soit de réemployer sur place les matériaux existants en nivelant le sol sans curage excessif ni évacuation (les entreprises de TP d'alors devaient se contenter de bras et de boeufs à la rigueur), et comme la nature s'est elle-même chargée d'ébouler ce qui subsistait après l'évacuation des lieux, ce qui est donné à voir peut dérouter, d'une part en raison de la modestie en élévation des reliefs visibles, d'autre part en raison de la mise en lieu sûr des trouvailles effectuées lors des fouilles. Il faut ajouter que le matériau prépondérant dans la construction à Bibracte était le bois ! Lequel a moins de chances pour survivre en tant que vestige que la pierre, sauf conditions particulières (ainsi les caves...en bois).
Mais une visite est instructive cependant, la qualité des aménagements de sauvegarde en ayant, tout autant que les vestiges eux-mêmes, accru l'intérêt.
Nous n'avons pas tout photographié, le travail d'illustration devant se compléter nécessairement avec des commentaires détaillés sur ce qui est montré : un travail de gallo-romain !
Un plat de résistance pour les curieux sur : https://search.openedition.org/results? ... 9Est&pf=OJ
Tour d'horizon.