Amsterdam

Amsterdam (Ville)

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mauguier
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Amsterdam

Message par mauguier »

"Petite ville" selon les commentateurs locaux (1,5 million avec la banlieue, tout de même), mais dont le caractère unique vaut qu'on s'y laisse aller à l'errance, entre deux visites de hauts-lieux renommés. On s'aperçoit alors que la "petite" ville, de canaux en "gracht", de sentiers en impasses a tôt fait de vous en mettre plein les jambes, la curiosité aidant. On en laisse l'historique détaillé aux notices compétentes. 178 nationalités sont recensées aux dernières nouvelles parmi la population, laquelle a le choix entre les quais, presque 1300 ponts (!) de tout format, 100 km de canaux, et des pistes cyclables sans doute plus déroutantes qu'un banal boulevard à bagnoles. Car le cyclise est roi, il y en a autant que de moustiques en Sibérie l'été, ils surgissent isolés ou en groupes compacts de tous les points de l'espace et en silence, bien sûr, ce qui les rend parfois difficiles à éviter tandis qu'on doit prêter attention aux trams (qui ont leur cloche en guise d'avertisseur), aux voitures et aux bus (ça s'entend et c'est gros). L'expérience aidant, on se dit que le piéton n'a guère plus qu'un rôle de décor. Traverser Leidseplein (une "plein" est une place) de part en part est une performance... un stage de torero en Espagne pourrait s'avérer utile, après tout. Même sous des trombes d'eau l'héroïque vélocypédiste, son parapluie à la main souvent, fend l'averse (bon, pas tous, hein !), négocie les aiguillages du tram, houspille les automobilistes ; ça vaut le déplacement. Corollaire : des vélos partout, en masses compactes sur les trottoirs (c'est quand même mieux que les 4X4), les péniches, barges, maisons flottantes et autres canots, au pied des maisons, de toutes sortes, mais généralement "basiques", genre vieux clou paysan années 30 ; car dans un pays plat de chez plat le mot "dérailleur", plateau à trente-six combinaisons, et autres finesses n'a pas de sens et le(s ?) frein(s ?) s'obtient par rétropédalage. Des vélos genre Tati dans "Jour de fête". On leur ajoute paniers, sacoches, cageots, filets, boîtes, bidons, ou on trafique le cadre afin d'obtenir une espèce de biporteur car la 3e roue serait une gène et un accessoire inutile : le triporteur est un luxe, ou un vice ostentatoire (on est chez des calvinistes assez rastègues), réservé aux prairies d'Amérique ou aux steppes russes ou beaucenardes.
Car il serait hors de question de les rentrer dans les habitations, lesquelles sont généralement pourvues d'un entresol enterré à moitié et dont les niveaux supérieurs s'abordent grâce à une sorte d'échelle de coupée aux marches à la profondeur juste suffisante pour les pointes avant des crampons (mais a-t-on des crampons en Hollande...?) qui donne accès à la porte de l'immeuble.
Cette bizarrerie architecturale, fut dictée par des règlements anciens adoptés en raison de la rareté des espaces constructibles disponibles : les parcelles étaient réglementées en longueur et largeur, ce qui obligeait à ne laisser aux dégagements que la portion congrue.
De même que la plupart (90% au moins) des immeubles ont le pignon sur la rue et que le dit pignon s'orne à son sommet et au centre d'une manière de potence à laquelle pend un crochet. En prévision d'une révolution ou afin d'éviter au bourreau de se déplacer ? Pour y suspendre des lampions ou des bacs à fleurs ? Que nenni : tout bêtement afin de pouvoir déménager ou acheter une commode, sans avoir à embaucher des déménageurs issus d'une tribu de sherpas ; à l'occasion on fixe une poulie au crochet, une corde autour de la poulie... et le tour est joué, ce qui ne veut pas forcément dire qu'un "Pleyel" à queue ou une armoire Louis XIV indémontable y aurait accès.
Ici un (petit) amas de vélos : comme pour les galaxies il existe des amas globulaires, en spirale, en chevelure, en anneaux, etc.
Un détail qui intéressera les habitués à la fois de latitudes plus basses et de moeurs principalement latines : en Hollande on travaille tôt, on s'arrête tôt de travailler, on dîne (très) tôt surtout et se présenter à 20 heures dans un restaurant attirera souvent plus de rictus que de sourires, voire de refus polis ; mieux vaut planifier son repas du soir aux alentours de 18h30.
Ceci étant, on trouvera tout au long de la journée de multiples stands qui servent le "haring" frais assaisonné d'oignons (c'est délicieux et assez doux, rien à voir avec la même chose fumée et séchée) en sandwich, ou du poulet, des saucisses, ou autres, avec ou sans accompagnements, frites, légumes verts, sauces, aromates, produits sous des enseignes allant du "chien chaud" amerloque aux shushis nippons en passant par la paëlla, les pizzas, les kebabs, farces de schtroumpfs de Sumatra ou filets de grompobo du Surinam. La boisson nationale : la bière bien sûr.
Ne pas oublier les pâtisseries locales comme les Poffertjes, sortes de mini-crèpes, les Stroopwaffel, und so weiter. Lorsqu'on déguste un lait chocolaté, c'est tout juste si la cuiller ne tient pas debout dans le mélange, autant en raison de la crème du lait que du chocolat : on "mange" presque sa boisson ! Le Batave se tient bien à table, mais comme il pédale sans cesse, il s'ensuit que je n'en ai croisé aucun d'obèse, ma foi.
-----
On aura intérêt à se munir, avant de débarquer, de la carte "I amsterdam city card", qui donne un accès gratuit à 34 musées ou sites importants (sauf le Rijks, où l'on a une réduction simplement) ainsi que de la carte de transport (24, 72 heures ou plus selon le séjour), le tout auprès des bureaux de tourisme à l'aéroport, en ville (à g en sortant de la Centraal station), ou via internet avant de partir ; le tout est largement et rapidement amorti (un musée = 15 € par personne sinon).
http://www.amsterdam.info/fr/generalites/

"Petite ville" selon les commentateurs locaux (1,5 million avec la banlieue, tout de même), mais dont le caractère unique vaut qu'on s'y laisse aller à l'errance, entre deux visites de hauts-lieux renommés. On s'aperçoit alors que la "petite" ville, de canaux en "gracht", de sentiers en impasses a tôt fait de vous en mettre plein les jambes, la curiosité aidant. On en laisse l'historique détaillé aux notices compétentes. 178 nationalités sont recensées aux dernières nouvelles parmi la population, laquelle a le choix entre les quais, presque 1300 ponts (!) de tout format, 100 km de canaux, et des pistes cyclables sans doute plus déroutantes qu'un banal boulevard à bagnoles. Car le cyclise est roi, il y en a autant que de moustiques en Sibérie l'été, ils surgissent isolés ou en groupes compacts de tous les points de l'espace et en silence, bien sûr, ce qui les rend parfois difficiles à éviter tandis qu'on doit prêter attention aux trams (qui ont leur cloche en guise d'avertisseur), aux voitures et aux bus (ça s'entend et c'est gros). L'expérience aidant, on se dit que le piéton n'a guère plus qu'un rôle de décor. Traverser Leidseplein (une "plein" est une place) de part en part est une performance... un stage de torero en Espagne pourrait s'avérer utile, après tout. Même sous des trombes d'eau l'héroïque vélocypédiste, son parapluie à la main souvent, fend l'averse (bon, pas tous, hein !), négocie les aiguillages du tram, houspille les automobilistes ; ça vaut le déplacement. Corollaire : des vélos partout, en masses compactes sur les trottoirs (c'est quand même mieux que les 4X4), les péniches, barges, maisons flottantes et autres canots, au pied des maisons, de toutes sortes, mais généralement "basiques", genre vieux clou paysan années 30 ; car dans un pays plat de chez plat le mot "dérailleur", plateau à trente-six combinaisons, et autres finesses n'a pas de sens et le(s ?) frein(s ?) s'obtient par rétropédalage. Des vélos genre Tati dans "Jour de fête". On leur ajoute paniers, sacoches, cageots, filets, boîtes, bidons, ou on trafique le cadre afin d'obtenir une espèce de biporteur car la 3e roue serait une gène et un accessoire inutile : le triporteur est un luxe, ou un vice ostentatoire (on est chez des calvinistes assez rastègues), réservé aux prairies d'Amérique ou aux steppes russes ou beaucenardes.
Car il serait hors de question de les rentrer dans les habitations, lesquelles sont généralement pourvues d'un entresol enterré à moitié et dont les niveaux supérieurs s'abordent grâce à une sorte d'échelle de coupée aux marches à la profondeur juste suffisante pour les pointes avant des crampons (mais a-t-on des crampons en Hollande...?) qui donne accès à la porte de l'immeuble.
Cette bizarrerie architecturale, fut dictée par des règlements anciens adoptés en raison de la rareté des espaces constructibles disponibles : les parcelles étaient réglementées en longueur et largeur, ce qui obligeait à ne laisser aux dégagements que la portion congrue.
De même que la plupart (90% au moins) des immeubles ont le pignon sur la rue et que le dit pignon s'orne à son sommet et au centre d'une manière de potence à laquelle pend un crochet. En prévision d'une révolution ou afin d'éviter au bourreau de se déplacer ? Pour y suspendre des lampions ou des bacs à fleurs ? Que nenni : tout bêtement afin de pouvoir déménager ou acheter une commode, sans avoir à embaucher des déménageurs issus d'une tribu de sherpas ; à l'occasion on fixe une poulie au crochet, une corde autour de la poulie... et le tour est joué, ce qui ne veut pas forcément dire qu'un "Pleyel" à queue ou une armoire Louis XIV indémontable y aurait accès.
Ici un (petit) amas de vélos : comme pour les galaxies il existe des amas globulaires, en spirale, en chevelure, en anneaux, etc.
Un détail qui intéressera les habitués à la fois de latitudes plus basses et de moeurs principalement latines : en Hollande on travaille tôt, on s'arrête tôt de travailler, on dîne (très) tôt surtout et se présenter à 20 heures dans un restaurant attirera souvent plus de rictus que de sourires, voire de refus polis ; mieux vaut planifier son repas du soir aux alentours de 18h30.
Ceci étant, on trouvera tout au long de la journée de multiples stands qui servent le "haring" frais assaisonné d'oignons (c'est délicieux et assez doux, rien à voir avec la même chose fumée et séchée) en sandwich, ou du poulet, des saucisses, ou autres, avec ou sans accompagnements, frites, légumes verts, sauces, aromates, produits sous des enseignes allant du "chien chaud" amerloque aux shushis nippons en passant par la paëlla, les pizzas, les kebabs, farces de schtroumpfs de Sumatra ou filets de grompobo du Surinam. La boisson nationale : la bière bien sûr.
Ne pas oublier les pâtisseries locales comme les Poffertjes, sortes de mini-crèpes, les Stroopwaffel, und so weiter. Lorsqu'on déguste un lait chocolaté, c'est tout juste si la cuiller ne tient pas debout dans le mélange, autant en raison de la crème du lait que du chocolat : on "mange" presque sa boisson ! Le Batave se tient bien à table, mais comme il pédale sans cesse, il s'ensuit que je n'en ai croisé aucun d'obèse, ma foi.
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On aura intérêt à se munir, avant de débarquer, de la carte "I amsterdam city card", qui donne un accès gratuit à 34 musées ou sites importants (sauf le Rijks, où l'on a une réduction simplement) ainsi que de la carte de transport (24, 72 heures ou plus selon le séjour), le tout auprès des bureaux de tourisme à l'aéroport, en ville (à g en sortant de la Centraal station), ou via internet avant de partir ; le tout est largement et rapidement amorti (un musée = 15 € par personne sinon).
http://www.amsterdam.info/fr/generalites/

© mauguier / 02 juin 2013 19:39
Modifié en dernier par Anonymous le 29 juin 2016 20:43, modifié 1 fois.
Claude Mauguier
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mauguier
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Re: Amsterdam

Message par mauguier »

J'ai failli oublier cet exemple du petit commerce local, ayant pignon sur rue, comme les sandwich, les fromages ou les parapluies. Une "capoterie" (je traduis au plus près du sujet...), rien que ça, un magasin consacré uniquement à cette autre forme de "couvre-chef" ! Facile à trouver : au milieu d'une ligne imaginaire reliant Nieuwekerk à Oudekerk, élémentaire, non ?

J'ai failli oublier cet exemple du petit commerce local, ayant pignon sur rue, comme les sandwich, les fromages ou les parapluies. Une "capoterie" (je traduis au plus près du sujet...), rien que ça, un magasin consacré uniquement à cette autre forme de "couvre-chef" ! Facile à trouver : au milieu d'une ligne imaginaire reliant Nieuwekerk à Oudekerk, élémentaire, non ?

© mauguier / 04 juin 2013 18:35
Fichiers joints

28 mai 2013 15:03

6mm f/3 1/160s 80ASA Panasonic DMC-FS6

Modifié en dernier par Anonymous le 29 juin 2016 20:43, modifié 1 fois.
Raison : http://v2.chemineur.fr/point/20130604183538
Claude Mauguier
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Re: Amsterdam

Message par mauguier »

Cliché surréaliste. Un dimanche, d'accord, mais pas une voiture, ni même un vélo, en pleine ville... Il doit y avoir dix piétons à tout casser : probablement des gens du "sud" qui dînent bien plus tard chez eux.

Cliché surréaliste. Un dimanche, d'accord, mais pas une voiture, ni même un vélo, en pleine ville... Il doit y avoir dix piétons à tout casser : probablement des gens du "sud" qui dînent bien plus tard chez eux.

© mauguier / 05 juin 2013 18:01
Fichiers joints

26 mai 2013 20:50

6mm f/2.8 1/800s 80ASA Panasonic DMC-FS6

Modifié en dernier par Anonymous le 29 juin 2016 20:43, modifié 1 fois.
Raison : http://v2.chemineur.fr/point/20130605180125
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Re: Amsterdam

Message par mauguier »

Après Thanatos, Eros. D'ailleurs, faute d'être allé photographier des êtres humains "in situ" derrière leurs vitrines d'entresols, ce qui n'est pas ma tasse de thé, je ne fais que signaler que le bordel légal et semi-clandé-tout-en-étant-public s'affiche et prospère (Yop-là boum !) comme les sandwicheries et autres épiceries mélano-bouriates.

Après Thanatos, Eros. D'ailleurs, faute d'être allé photographier des êtres humains "in situ" derrière leurs vitrines d'entresols, ce qui n'est pas ma tasse de thé, je ne fais que signaler que le bordel légal et semi-clandé-tout-en-étant-public s'affiche et prospère (Yop-là boum !) comme les sandwicheries et autres épiceries mélano-bouriates.

© mauguier / 15 sept. 2013 18:15
Fichiers joints

28 mai 2013 13:03

22mm f/5.9 1/500s 80ASA Panasonic DMC-FS6

Modifié en dernier par Anonymous le 29 juin 2016 20:43, modifié 1 fois.
Raison : http://v2.chemineur.fr/point/20130601130429
Claude Mauguier
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