Madrid (Ville)

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Altitude: 718 m


D'abord le réseau ferré (métro - Cercanias - tram)
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/d3/RFi-1612-DIC-2016-Higgs.jpg
A noter que sur le réseau urbain intra-muros, le même titre de transport (bus-métro-Cercanias) est utilisable et, à ce titre, on a avantage à se munir de la carte distribuée dans toutes les stations (pas sur les bus), qu'on achète pour 10 ou 20 voyages (ou plus), selon les trajets prévus pendant le séjour (http://www.crtm.es/billetes-y-tarifas/t ... blico.aspx).
Site général des transports publics madrilènes : http://www.crtm.es/

Pour les bus, 200 lignes desservent la partie centrale, plus de 450 la petite ou grande banlieue. mais il m'a été impossible de me procurer un plan LISIBLE... il existe mais à une échelle telle que seul le réseau ferré est intelligible, les lignes de bus doivent y être dénichées à l'aide d'une forte loupe et la densité est telle qu'on renonce. Si quelqu'un a plus de chance, ses tuyaux seront les bienvenus ! On a cependant à disposition le site des transports routiers madrilènes (http://www.emtmadrid.es/Bloques-EMT/EMT ... lang=en-GB), avec une carte interactive qui suppose quand même qu'on sache un peu s'y mouvoir :
https://navegapormadrid.emtmadrid.es/app/

Pour les données générales, on se réfèrera aux ouvrages et auteurs compétents. Il est hors de question de donner un aperçu complet, sauf à y avoir vécu plusieurs années.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Madrid
https://en.wikipedia.org/wiki/Madrid
http://www.larousse.fr/encyclopedie/ville/Madrid/131030

Pour le voyageur occasionnel, il ne doit pas être surpris par le bruit de la circulation sur les grands axes, le noyau central est plus calme de ce côté mais à partir de 20 heures ce sont les passants qu'on entend le plus !
Pour avoir effectué un tour complet de la ville sur l'équivalent de nos"boulevards des Maréchaux", disons entre 16 h. et 18 h., nous avons eu l'impression d'une fluidité remarquable, avec quelques bouchons aux "portes" donnant accès aux autoroutes de sortie.

Le nombre de taxis est impressionnant (tous peints en blanc, avec un trait oblique rouge sur les flancs).

L'Espagnol urbanisé doit commencer à bosser vers 10 h., à 13 h. c'est l'apéro suivi de la "comida", quelques "tapas" vers 17 h., puis à nouveau l'apéro vers 18-19 h....on ne se met à table que vers 21 h.
Donc bien choisir son hébergement et emporter de toute manière des boules Quiès, même si on est crevé après une journée passée à explorer les rues, les musées, les gares et tutti quanti.
Il est difficile souvent de déterminer ce qui est un bar et ce qui est un restaurant, sauf dans les extrémités de la fourchette : là où l'on peut boire on pourra aussi manger une croûte et là où on mange, on peut faire halte pour un "pot". Que mange-t-on ? Je dirais "de tout", avec une bonne place à réserver aux pommes de terre sous toutes les formes, à la charcuterie et aux produits de la mer (supions, encornets et consorts), et aux oeufs. On ne met pas de pain à table, en général, sauf si on le réclame. Mais encore une fois, on trouve son bonheur de toute manière.
Le petit commerce généraliste de détail genre bazar local avec fruits, prises, piles, brosses et légumes...et nocturne, est souvent tenu par des asiatiques.

La physionomie du Madrilène moyen est étrangement analogue à celle du Parisien... avec des pointes d'Afrique subsaharienne, d'Amérique latine indienne, d'Asie. L'impression générale est celle d'une ville essentiellement peuplée de jeunes, mais ce doit être l'effet "capitale" (universitaire, commerciale, industrielle) qui joue ; quant aux tout petits ils paraissent bien moins présents qu'en France. Le sdf se rencontre ici aussi, tout comme le réfugié qui tente de survivre en vendant un peu de pacotille à la sauvette.

Le Madrilène est bon enfant, avenant, courtois, d'autant plus qu'on s'adressera à lui dans sa langue : il oubliera systématiquement les fautes de syntaxe, de vocabulaire ou autres du pauvre étranger, et se mettra en quatre pour aider. Bien sûr, l'anglais est souvent pratiqué, mais un mauvais espagnol baragouiné avec conviction sera mieux accueilli, hombre ! Le fait de montrer un poil gris et rare fait immédiatement se lever ou s'effacer quelque voyageur plus jeune (des femmes surtout, le macho ayant encore cours).
En revanche, s'agiter et gesticuler dans un débit de boisson ou un restaurant afin d'être servi "plus vite" aura l'effet inverse... on le constatera autour de soi.
L'austérité bigote et soupçonneuse de la période franquiste est perdue loin dans le passé. Ici on ose tout, on se montre, quelles que soient ses goûts (vestimentaires, musicaux, sexuels), bref, on n'a pas fini de rattraper quarante ans de dictature féroce.

Madrid est une ville propre et on ne risque guère de marcher sur des crottes de chiens ; même si certains trottoirs accusent leurs années et si le nombre impressionnant de chantiers (voirie, assainissement, bâtiments publics ou privés, etc.) impose un certain jeu de piste urbain, il semble que les voitures fréquentent bien moins le vieux centre ici qu'à Paris, ce qui peut éventuellement s'expliquer par des mesures dissuasives (le stationnement est payant) ou les difficultés intrinsèques à circuler ou à faire halte.
D'ailleurs, je viens de voir une statistique indiquant que plus de 50% des déplacements quotidiens se faisaient par les transports en commun...
Allô ? Mme Hidalgo ?!. Mais eu égard à la taille et à la densité de l'agglomération madrilène, j'ai bien l'impression que nous sommes battus sur ce plan, y compris pour le matériel roulant ferré ou routier, irréprochable et abondant.
Le nombre de policiers urbains visibles est bizarrement faible ; nous avons rencontré des patrouilles de la Guardia Civil en treillis portant fusil d'assaut uniquement dans les grandes gares et aux abords de bâtiments officiels. Les patrouilles motorisées policières ou autres sont en revanche fréquentes de jour comme de nuit, avec parfois force sirènes selon le style amerloque.

Le centre de Madrid n'est pas (encore...?) un désert habité seulement par des bourgeois fortunés, et où tous les commerces de proximité ont disparu. A part quelques rues très calmes, le Madrilène n'a pas à paniquer s'il a oublié d'acheter son pain, du jambon cru, de l'aspirine ou un chapeau : les magasins, qu'on trouve partout dans le vieux centre, en outre ne ferment guère avant 21 h. voire plus tard.

Et puis on ne s'embête pas à chercher des formules alambiquées pour aborder les gens : Holà ! et voilà tout.

Nous avons à Paris le style "haussmannien" qui donne une certaine homogénéité à la ville. A Madrid on a l'impression que la grandeur passée de l'Espagne, son histoire et ses conquêtes, ont conduit les édiles et les architectes à pousser le bouchon un peu haut pour une foule d'édifices ; à peu près tout ce qui n'est pas immeuble d'habitation montre un côté monumental (banques, grandes sociétés, bâtiments publics, salles de spectacles, etc.). Et on n'a pas construit tout çà en pisé ou en vulgaire calcaire (comme à Paris), mais en granit, SVP ! A l'occasion apparaissent la brique rouge ou le tuf blanc, mais sur des constructions basses en général (musées). Les murs des grands édifices sont gris, hauts, décorés de frises, cariatides, hauts-reliefs et veulent écraser de leur splendeur le spectateur, avec même des quadriges en bronze monumentaux ou quelque héros dominant l'édifice. Bon, le côté un peu "m'as-tu vu" du latin doit y être pour un peu, mais si on tient compte aussi des tonnes d'or décorant les églises (au lieu d'être utilisées en moyens d'investissement), il y a bien là une volonté de montrer qu'on n'est pas un simple groupuscule appartenant à une ethnie oubliée par l'Histoire. Bien sûr, la modernité bétonnière et avide d'acier et de verre se manifeste de temps à autre, mais c'est encore modeste et réservé surtout aux zones dédiées au "business" hors les murs.

On recommandera aux visiteurs les saisons intermédiaires, voire l'hiver, selon la tolérance personnelle à la chaleur (couplée au bruit). Ensuite les ruelles peu commerçantes bien sûr, si possible dans l'hypercentre bien pourvu en voies anciennes et enfin des établissements garantissant des chambres donnant sur l'arrière, pourvues de climatisation... Si on s'y prend à l'avance, ça ne doit pas poser de problème.

Peu à peu la mémoire républicaine de la guerre civile refait surface (expositions, publications, devantures de libraires, etc).
Ville attachante dont on se dit qu'on y retournera.

© mauguier / 22 avr. 2018 21:24

30 sept. 2018 03:42

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18 avr. 2018 17:48

7mm f/3.8 1/800s 100ASA Panasonic DMC-SZ3

Précisons que le symbole de Madrid est...un ours (érigé sur la place de Puerta del Sol), qu'on voit ici tâchant d'attraper les fruits de je ne sais plus quel arbre.

© mauguier / 01 mai 2018 17:06

Calle de las Huertas

Je vais procéder par fragments piochés au fil des balades, hors monuments...monumentaux.
Ici la Calle de la Huertas, voie piétonne entre la Plaza del Angel et le Paseo del Prado

On notera que les plaques de rues sont constitués de carreaux de faïence décorés, en relation avec le nom de la voie, et du meilleur effet.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Rue_des_Jardins_(Madrid)

© mauguier / 03 mai 2018 17:16

20 avr. 2018 09:56

8mm f/3.9 1/160s 100ASA Panasonic DMC-SZ3

20 avr. 2018 09:56

8mm f/3.9 1/160s 100ASA Panasonic DMC-SZ3

20 avr. 2018 09:56

19mm f/5.4 1/160s 100ASA Panasonic DMC-SZ3

20 avr. 2018 10:03

22mm f/5.7 1/160s 100ASA Panasonic DMC-SZ3

20 avr. 2018 10:02

22mm f/5.7 1/400s 100ASA Panasonic DMC-SZ3

Calle del Gobernador

Va de la Costanilla de los Desamparados jusqu'au Paseo del Prado. Voie piétonne ou résidentielle.

https://es.wikipedia.org/wiki/Calle_del_Gobernador

Une traduction GG d'une autre page : au moins on rigole !
Lundi, 16 Novembre, ici à 2015
Rue du gouverneur mal

Dans le quartier Letras, près Atocha Street est gouverneur.
Le nom de cette rue se réfère à Julian de Picos, gouverneur de Madrid dans le temps d'Alphonse XI, au XIVe siècle, dans ces à côté du Prado Atocha avait ses cinquième places.
Ce gouverneur est passé dans l'histoire comme un corrompu et un tyran qui, contrairement à ce qui est habituel (on sait que la corruption souvent débarrassé de comeuppance), a reçu une leçon de la population locale.
Julian de Picos a augmenté les impôts sans justification et a été très difficile en ce qui concerne les encaisser. Si quelqu'un n'a pas payé ce qui était nécessaire, verrouillé jusqu'à ce que quelqu'un payé pour cela. Beaucoup soupçonnaient qu'il a pris une part du produit. De plus, je l'habitude de prendre leurs chevaux paissent dans des endroits où ils n'ont pas l'autorisation.
Personnes Roi Alfonso XI, pas en vain a été surnommé « Equalizer » et ce sera finalement rejeté plainte. Le gouverneur a dû aller à pied et les gens brûlé leur maison.

Avec autant de copies Madrilènes ont manqué de route, ce qui consacrerait un manque de caractère sinistre?

Publié par Carlos Osorio. à 7h00

© mauguier / 03 mai 2018 17:45

Intermède : chantier sur la Calle de Alcalà

Comme il y en a des dizaines (au moins), ce sera le seul illustré ici.

© mauguier / 03 mai 2018 18:24

20 avr. 2018 09:40

7mm f/3.7 1/1000s 100ASA Panasonic DMC-SZ3

05 mai 2018 11:46

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mauguier a écrit :Précisons que le symbole de Madrid est...un ours (érigé sur la place de Puerta del Sol), qu'on voit ici tâchant d'attraper les fruits de je ne sais plus quel arbre.

L'arbre est un arbousier : https://fr.wikipedia.org/wiki/Statue_de ... 7Arbousier

© Dominique / 03 mai 2018 21:37

Dominique a écrit :
mauguier a écrit :Précisons que le symbole de Madrid est...un ours (érigé sur la place de Puerta del Sol), qu'on voit ici tâchant d'attraper les fruits de je ne sais plus quel arbre.

L'arbre est un arbousier : https://fr.wikipedia.org/wiki/Statue_de ... 7Arbousier

Et l'ours vient des Pyrénées, of course... ;)

© mauguier / 03 mai 2018 22:10

05 mai 2018 11:49

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mauguier a écrit :Et l'ours vient des Pyrénées, of course... ;)

Hum. Un ours catalan en pleine Castille ? fais attention à ce que tu dis !
Le blason daterai du XIII siècle où la région grouillait d'ours.
D'autre part, tu remarqueras 7 étoiles sur les armoiries qui ne sont autres que celles de la grande ourse...

© Dominique / 05 mai 2018 11:49

Dominique a écrit :
mauguier a écrit :Et l'ours vient des Pyrénées, of course... ;)

Hum. Un ours catalan en pleine Castille ? fais attention à ce que tu dis !
Le blason daterai du XIII siècle où la région grouillait d'ours.
D'autre part, tu remarqueras 7 étoiles sur les armoiries qui ne sont autres que celles de la grande ourse...

Catalan, Castillan, les ours bruns sont internationalistes et parlent le même idiome. par ailleurs la densité des bois et forêts jadis leur permettaient sans doute de voyager à bon compte, avec une brebis ou quelques poules à croquer comme en-cas pour la route....
Maintenant, la possible future hybridation ours polaire <===> ours non polaire va poser des problèmes d'approvisionnement en phoques de l'Aragon, tout comme de l'approvisionnement en moutons sur la banquise. :?:

© mauguier / 05 mai 2018 12:08

20 avr. 2018 12:42

5mm f/3.1 1/800s 100ASA Panasonic DMC-SZ3

Carrefour Calle Postas / Calle de la Sal

Il y a même une confiserie française...

© mauguier / 05 mai 2018 18:30